Opérations rempotage !


Avril, c'est le printemps ! Les plantes sont sorties de leur dormance, c'est l'heure du rempotage de nos plantes d'intérieur.

Comment sait-on quand nos plantes ont besoin d'être rempotées ?


Lorsque nos plantes poussent, leur système racinaire occupe de plus en plus d'espace dans le pot et le substrat s'appauvrit au fur et à mesure. Aussi, si l'une d'entre elles est trop à l'étroit et qu'elle manque d'éléments nutritifs, la plante peut jaunir, se flétrir, perdre ses feuilles ou ralentir fortement sa croissance. Autant de signes qui indiquent un mal-être.

Après avoir vérifié que la raison première n'est pas une attaque de nuisibles (cochenilles, thrips, araignées rouges ou acariens) ou bien un excès ou manque d'eau, il faut donc aller voir du côté des racines. Si elles sortent des trous de drainage ou qu'elles font plusieurs fois le tour du pot, c'est qu'elles sont à l'étroit et que le substrat est épuisé. Il faut alors la rempoter.

Attention cependant à ne pas rempoter une plante qui fait une nouvelle feuille : laissez-la se dérouler tranquillement avant !

Comment rempoter une plante ?

Tout d'abord, assurez-vous que le pot soit percé, pour éviter plus tard de noyer ou d'asphyxier les racines et qu'elles pourrissent.

Ensuite, se pose la question suivante : pot en terre cuite ou en plastique ? Si vous optez pour un pot en terre cuite, sachez qu'étant poreux, il évacuera l'eau plus rapidement que les pots en plastique. La porosité de ces pots présente aussi l'avantage de faire respirer les racines de votre plante. Ils conviendront donc mieux à des plantes nécessitant un drainage important (plantes grasses, ceropegias, begonias, peperomias, pilea, senecio, ficus... ) qui ont besoin que leur substrat ne reste pas constamment humide.
Néanmoins
, les pots en terre cuite demanderont plus de régularité dans l'arrosage, donc attention !

A l'inverse, les pots en plastique (plus économiques et plus facilement lavables) seront davantage adaptés à des plantes comme les carnivores, les aquatiques, les calatheas, les philodendrons, les alocasias... Optez alors pour cette deuxième option car l'imperméabilité du plastique retiendra bien l'eau.

Autre différence notable entre ces deux types de pots : le poids. Si votre plante pèse lourd, qu'elle a tendance à pencher et qu'elle est un peu exposée au vent sur votre balcon par exemple, il faudra se tourner vers un pot plus massif et donc en terre cuite pour éviter que la plante ne se renverse.

Enfin, si le système racinaire de votre plante vous inquiète ou que vous souhaitez surveiller son développement, choisissez les pots en plastique transparents !

Quelle taille pour les pots ?

L'idéal est de prendre une taille au dessus (quelques centimètres seulement). Les racines ne doivent pas "se perdre" dans un nouvel espace, faute de quoi la plante se focaliserait sur le développement racinaire plutôt que sur celui de ses feuilles.

Attention, si certaines plantes aiment se sentir à l'étroit (pothos, hoyas, clivia, sanseveria, beaucarnea), il faut quand même changer le substrat pour renouveler ses apports en éléments nutritifs.

En outre, si votre plante est trop importante en terme de taille et de poids, vous pouvez opter pour un simple surfaçage, c'est à dire renouveler le substrat en surface sur plusieurs centimètres.

A quelle fréquence faut-il rempoter ?

Cela va dépendre de la taille de votre plante et de son rythme de croissance. Sur une même année, une bouture qui grandit vite pourrait nécessiter plus d'un rempotage. Les plantes-araignées (Chlorophyum comosum) par exemple, sont connues pour développer des systèmes racinaires à une vitesse impressionnante.

Pour vos plantes adultes, une fois tous les deux ans peut suffire, voire quatre ans pour les plantes à croissance très lente.
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